Les Venins
Chaque année, des millions de personnes entrent en contact avec un venin par morsures, piqûres etc… Parmi c’est millions, au moins 50 000 personnes meurent chaque année.
Il existe différent types de venins qui se différent par leur mode d’action et les symptômes qu’ils induisent. Tous ne sont pas mortels mais aucun n’est inoffensif…
Les hémotoxines : Elles s’attaquent au sang. Une fois injectées, elles sont transportées par les canaux lymphatiques (qui constituent le système d’épuration de l’organisme). Une fois dans le thorax de la victime, les hémotoxines envahissent l’appareil circulatoire. Elles ne s’attaquent pas directement au sang mais à la paroi des vaisseaux sanguins provoquant des hémorragies interne plus ou moins grave. Les hémotoxines ont tendance à fluidifier le sang qui ne coagule plus provoquant une baisse de la tension artérielle. Rythme cardiaque irrégulier, difficultés respiratoires, crise cardique…
Heloderma suspectumCertains venins provoquent des douleurs insupportables. Les molécules toxiques stimulent les terminaisons nerveuses, provoquant une très forte douleur de tout le corps. Ces molécules attaquent la paroi des hématies, provoquant une chute de l’oxygénation des tissus entraînant une terrible crampe généralisé… Parmi les animaux possédant ce genre de venins, on peut citer le poisson pierre et l’ornithorynque (mâle).
Les neurotoxines : Elles s’attaquent au système nerveux. Une fois injectées, ces toxines provoques des tremblement, fourmillements, picotements, engourdissement des extrémités et des troubles de la vision. Une fois qu’elles ont atteint la moelle épinière, le cœur et le cerveau, elles bloquent progressivement toutes les fonctions vitales. Les toxines attaquent les synapses, bloquant les messages nerveux. La paralysie commence… Petit à petit, la victime sombre dans une paralysie de plus en plus grave, sans soins, le diaphragme et le cœur cesseront de fonctionner.
Naja najaLes myotoxines : c’est toxines s’attaquent directement au cellules musculaires. Lors de l’injection, elles provoquent une très vive douleur. Une perte de connaissance peut survenir rapidement après l’inoculation. Une fois dans le sang, les toxines vont pouvoir atteindre leur cible, les muscles. Elles s’attaquent directement à ces cellules qui enflent et finissent par éclater. L’œdème peut être très important, entraînant un monter de la pression dans les muscles qui ne peuvent plus être irrigués correctement et se nécrosent. Les toxines libérées par les cellules mortes contaminent l’organisme provoquant des hallucinations. Les nécroses induites par ces genre de toxines peuvent être très grave conduisant parfois à l’amputation du membre atteint.
Crotalus atroxLes conotoxines : ça n’est pas vraiment une sorte de toxine mais plutôt le cocktail le plus complexe de toxines du règne animal pouvant contenir plusieurs centaines d’éléments différents. Les mollusques de la famille des cônes produisent une très grande quantité de venin d’une très grande complexité dont ils peuvent en modifier la composition à volonté. Action foudroyante sur les petits poissons des récifs coralliens dont les cônes se nourrissent.
Les atraxotoxines : effet inverse des neurotoxines, elles induisent un hyper activité extrême du système nerveux ce qui provoquent des douleurs terribles. Une fois le venin injecté, la mort peut subvenir en quelques minutes. Transpiration abondante, contraction anarchique de tous les muscles, convulsions, emballement du rythme cardiaque, augmentation de la tension artérielle faisant éclater les petits vaisseaux sanguins des poumons entraînant des problèmes respiratoires.
Atrax robustusLes cardiotoxines : elles agissent directement sur le cœur. Ce sont les méduses qui produisent se genre de venin et en particulier les cuboméduses. Le contact provoque une douleur intense, une violente inflammation et un gonflement local. Une fois dans le sang, les cardiotoxines se dirigent directement vers le cœur pour en attaquer les parois.
Les batrachotoxines : Arrêt général de l’organisme foudroyant.
Phyllobate terribilisVoila un condensé du reportage « Venins mortels » diffusé sur Planète Choc. Les scientifiques ayant supervisés le projet sont le Dr. Sean Bush et le Dr. Peter Taberner.